« L’Iran le sait et il ne peut quasiment rien faire militairement contre cela », a poursuivi le secrétaire à la défense américain, lors d’une conférence de presse au Pentagone, en précisant qu’il avait rendu visite récemment à des militaires américains déployés dans la région.
« Les vingt-quatre dernières heures ont vu le plus faible nombre de drones et missiles (…) lancés par l’Iran », a assuré Pete Hegseth. A ses côtés, le général Dan Caine, chef d’état-major des forces américaines, a déclaré que ces attaques avaient visé « plus de 11 000 cibles » au cours des trente derniers jours. Les Etats-Unis « continuent d’affirmer leur domination sur la marine iranienne », a-t-il souligné, ajoutant que plus de 150 navires avaient été mis « hors d’état ».
Les discussions avec l’Iran sont bien réelles et s’intensifient, dit le secrétaire à la défense américain Les discussions entamées avec l’Iran « sont bien réelles, elles sont en cours, elles sont actives et – je pense – s’intensifient », a assuré Pete Hegseth. Les Etats-Unis constatent un « va-et-vient » avec l’Iran sur les termes de ces négociations, un « fait nouveau productif », selon M. Hegseth.
« Nous ne voulons pas avoir à faire plus militairement que ce qui est nécessaire. Mais je n’ai pas parlé à la légère quand j’ai dit qu’en attendant nous négocierons avec des bombes », a-t-il souligné, refusant à nouveau d’écarter l’hypothèse d’un déploiement américain sur le territoire iranien.
« Vous ne pouvez pas mener et gagner une guerre si vous dites à votre adversaire ce que vous êtes prêts à faire ou pas, y compris des troupes au sol. Notre adversaire pense actuellement qu’il existe 15 différentes manières pour s’en prendre à eux avec des troupes au sol. Et devinez quoi ? C’est vrai », a ajouté le secrétaire à la défense.
L’armée israélienne dit avoir effectué plus de 230 bombardements en Iran au cours des dernières vingt-quatre heures. Parmi les sites pris pour cibles figurent des pas de tir de missiles « prêts au lancement » et des usines d’armement, précise-t-elle.
La France n’interdit pas tous les survols d’avions militaires à destination d’Israël et du Moyen-Orient Selon les informations du Monde, la France n’a pas interdit tous les survols d’avions militaires à destination d’Israël et du Moyen-Orient depuis le début de la guerre contre l’Iran, le 28 février.
Si le président américain Donald Trump a lancé une polémique, mardi 31 mars, en accusant Paris, sur son réseau social Truth Social, d’avoir fermé son espace aérien à « des » vols transportant des armes américaines vers Israël, ce n’est pas le cas de nombreux autres vols, ont indiqué trois sources officielles sous couvert d’anonymat.
« Les aéronefs américains sont autorisés à survoler le territoire français dans le respect des règles internationales de survol des aéronefs d’Etat », indique une source diplomatique. Actuellement, les avions de combat, comme les avions logistiques qui empruntent le ciel français doivent, au préalable, obtenir une autorisation appelée « diplomatic overflight clearance ». Chaque vol est étudié au cas par cas.
Mardi, plusieurs sources ont indiqué à l’agence Reuters que la France avait interdit des survols pour des livraisons d’armes américaines vers Israël. Paris n’avait toutefois pas souhaité instrumentaliser ces enjeux jusqu’à présent, selon une source proche du dossier. Le survol du territoire français peut, en effet, être facilement contourné en déviant la trajectoire au-dessus d’autres pays européens ou de l’Atlantique.
A la différence de l’Espagne qui, le 30 mars, a annoncé fermer son espace aérien aux avions américains, ce n’est pas le cas de la France, qui accueille régulièrement sur son sol, depuis un mois, des appareils de soutien des Etats-Unis, sur sa base d’Istres (Bouches-du-Rhônes) et d’Avord (Cher). Il s’agit notamment de C17 et de Stratotanker KC-135.
« Des avions militaires de soutien (et non de combat) peuvent stationner sur les bases militaires françaises dans le cadre d’une procédure de routine, mais ces aéronefs ne participent pas aux opérations de combat en Iran », justifie une de ces sources.
Donald Trump a jugé mardi que la France s’était montrée “très peu coopérative” dans la guerre contre l’Iran. Le président américain a critiqué Paris pour avoir interdit le survol de son territoire. Le Quai d’Orsay n’a, pour l’heure, pas réagi.
La France s’est montrée “très peu coopérative” en Iran, tacle le président américain Donald Trump sur Truth Social. “La France n’a pas autorisé les avions à destination d’Israël, chargés de matériel militaire, à survoler son territoire. La France s’est montrée TRÈS PEU COOPÉRATIVE face au ‘boucher d’Iran’, qui a été éliminé avec succès ! Les États-Unis s’en SOUVIENDRONT !!!”
“Nos alliés refusent le survol de nos avions”, peste Pete Hegseth, secrétaire américain à la Défense, sans citer de pays. “Le président Trump a rappelé que l’Otan n’est pas une vraie alliance si les alliés ne sont pas prêts à la garantir.”
“Il y a eu un changement de régime” en Iran, martèle Pete Hegseth, secrétaire américain à la Défense. “Ce nouveau régime devrait être plus sage que le précédent. Si l’Iran ne veut pas d’accord, nous continuerons cette opérations avec une intensité accrue.”
Donald Trump déclare que les États-Unis “ne seront plus là pour aider” les pays dont l’approvisionnement en pétrole dépend du détroit d’Ormuz. “J’ai une suggestion pour tous ces pays qui n’ont plus de kérosène à cause du détroit d’Ormuz, comme le Royaume-Uni, qui a refusé de s’impliquer dans la décapitation de l’Iran: 1. achetez auprès des États-Unis, nous en avons plein, 2. trouvez du courage, avec retard, allez jusqu’au détroit et PRENEZ le tout simplement”, a-t-il écrit sur son réseau Truth Social.
“Vous allez devoir apprendre à vous défendre vous-mêmes, les États-Unis ne seront plus là pour vous, de la même manière que vous n’avez pas été là pour nous. L’Iran a été, pour l’essentiel, décimé. Le plus dur est fait. Allez chercher votre propre pétrole !”, a conclu le président américain.
Les attaques menées contre des Casques bleus qui ont fait plusieurs morts au Liban sont “absolument inacceptables”, dénonce l’Union européenne. “Nous demandons qu’une enquête approfondie soit menée afin de faire la lumière sur ces graves attaques”, a affirmé un porte-parole de la Commission européenne, Anouar El Anouni, déplorant une “grave violation du droit international.”
Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, assure que les forces israéliennes resteront en occupation dans une partie du sud du Liban une fois la guerre actuelle terminée. “À la fin de cette opération, Tsahal s’installera dans une zone de sécurité à l’intérieur du Liban, sur une ligne défensive contre les missiles antichars, et maintiendra le contrôle sécuritaire de toute la zone jusqu’au Litani”, fleuve qui s’écoule à une trentaine de kilomètres au nord de la ligne de démarcation entre Israël et le Liban, a-t-il déclaré
L’armée israélienne a déclaré mardi être prête à poursuivre la guerre avec l’Iran pendant plusieurs semaines, quelques heures après des déclarations du Premier ministre Benjamin Netanyahu affirmant qu’Israël avait atteint plus de la moitié de ses objectifs militaires face à la République islamique.
Interrogé par un journaliste sur la position de l’armée israélienne, son porte-parole international, le lieutenant-colonel Nadav Shoshani, a indiqué que la poursuite des opérations dépendait des décisions des dirigeants politiques : “Nous sommes prêts à continuer nos opérations pendant les semaines à venir”, a-t-il assuré lors d’un point de presse en ligne. “Nous avons les cibles pour cela, les munitions pour cela, les effectifs pour cela. Et c’est (…) aux dirigeants de décider.”
Selon les données du site de suivi des navires Marine Traffic, le porte-conteneurs CSCL Indian-Ocean, appartenant au grand groupe chinois de transport maritime Cosco, a franchi avec succès le détroit d’Ormuz lundi à 11 h 14 (heure à Paris), suivi du CSCL Arctic-Ocean vingt-sept minutes plus tard.
Ils sont passés près de l’île de Larak, contrôlée par l’Iran, et font route vers Port Klang, en Malaisie.
Un média iranien fait état d’informations “initiales” sur des frappes ayant touché des “sites militaires” dans le centre de l’Iran, en ajoutant que l’ampleur des dégâts et le nombre éventuel de victimes n’étaient pas connus.
“Les informations initiales indiquent que des sites militaires à Ispahan ont été visés”, a déclaré Akbar Salehi, un responsable de la sécurité au sein du bureau du gouverneur de la province, cité par l’agence de presse Fars.
le président Trump menace de ne pas secourir l’Otan en cas d’attaque contre l’Europe. Etant que ce dernier se refusent à apporter un soutien militaire aux États-Unis dans le cadre du conflit en Iran. “Nous nous en souviendrons”, a-t-il mis en garde, incitant les pays de l’alliance atlantique à reconsidérer leur position.
Malgré ces menaces, il faut garder à l’esprit que l’Otan est une alliance défensive et que rien n’impose à ses membres de soutenir les États-Unis dans la guerre qu’ils ont initiée.
Les médias iraniens ont fait état d’explosions et de coupures de courant à Téhéran, mardi matin.
L’agence Tasnim a affirmé qu’une sous-station d’une centrale énergétique avait été frappée dans l’est de la capitale iranienne. L’armée israélienne avait peu avant appelé les habitants d’un quartier résidentiel de Téhéran à rester à l’abri en prévision d’une attaque visant « une infrastructure militaire ».
Plusieurs explosions ont été entendues au-dessus de Jérusalem, après que l’armée israélienne a dit chercher à intercepter des missiles tirés depuis l’Iran.
La radio-télévision d’Etat iranienne IRIB a annoncé de son côté le tir de missiles en direction d’Israël.
Un journaliste de l’AFP a entendu ce matin au moins dix explosions retentir au-dessus de Jérusalem après que l’armée israélienne a indiqué chercher à intercepter des missiles tirés depuis l’Iran.
L’Iran a conduit une attaque “directe et malveillante” contre un pétrolier sous pavillon koweïtien au niveau du port de Dubaï, aux Émirats arabes unis, sans faire de blessés, rapporte l’agence de presse koweïtienne.
Le navire pétrolier, Al-Salmi, “était entièrement chargé au moment de l’incident. L’attaque a causé des dégâts matériels sur la coque du navire et un incendie à bord, avec un risque de marée noire dans les eaux environnantes”, a écrit l’agence Kuna, citant la société pétrolière nationale Kuwait Petroleum Corporation.
Il n’y a eu aucun blessé, de même source.
Le Conseil de sécurité de l’ONU doit se réunir en urgence mardi après le décès de trois Casques bleus indonésiens dans le sud du Liban, zone d’affrontements entre Israël et le mouvement pro-iranien Hezbollah. La réunion doit débuter à 14h00 GMT.
L’Indonésie exhorte les parties belligérantes au Moyen-Orient “à respecter le droit international humanitaire”, après que trois de ses Casques bleus ont été tués lors de deux attaques distinctes au Liban.
“La sécurité des forces de maintien de la paix doit être la priorité absolue. et Toutes les parties au conflit sont instamment priées de respecter le droit international humanitaire et d’assurer la sécurité du personnel de maintien de la paix”, a déclaré Rico Ricardo Sirait, porte-parole du ministère indonésien de la Défense, dans un communiqué.
L’armée israélienne a indiqué cette nuit avoir lancé une enquête concernant la mort de plusieurs Casques bleus au Liban, suggérant que le Hezbollah pouvait en être responsable.
“Ces incidents font l’objet d’un examen approfondi afin d’en clarifier les circonstances et de déterminer s’ils résultent d’une activité du Hezbollah ou de l’armée israélienne”, a déclaré l’armée sur Telegram.
“Il faut noter que ces incidents se sont produits dans une zone de combats actifs”, a-t-elle ajouté, appelant à “ne pas présumer” qu’elle était responsable.
L’armée israélienne annonce la mort de quatre soldats lors du même “incident” dans le sud du Liban, portant à dix le nombre de ses militaires tués depuis la reprise des hostilités avec le Hezbollah le 2 mars.
Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a estimé hier soir que le pouvoir iranien finirait par s’effondrer, même s’il a répété que ce n’était pas l’objectif de la guerre déclenchée par Israël et les États-Unis.
“Je pense que ce régime va s’effondrer de l’intérieur. Mais pour l’instant, à ce moment même, ce que nous faisons c’est simplement altérer leur capacité militaire, leur capacité balistique, leur capacité nucléaire et aussi les affaiblir de l’intérieur”, a-t-il déclaré à la chaîne de télévision conservatrice Newsmax.